07 janvier 2014

je ne suis pas le nègre de Maurice Roman

Jouez avec les allumettes entraîne toujours le risque de mettre le feu. J’aurais dû penser à ça avant d’entamer l’étrange relation d’écriture qui me lie désormais à Maurice Roman. Trouvant intéressants les extraits de roman qu’il publiait sur Facebook, puis que, à ma demande, il se mit à m’envoyer, frustré de ne le voir jamais réellement entamer son autobiographie, j’ai décidé, d’abord par jeu, de me substituer à lui et, à partir de ces fragments, écrire cette autobiographie qu’il promettait mais n’écrivait jamais. Agissant ainsi, je... [Lire la suite]

29 septembre 2013

Le roman de Maurice Roman

Qu’est-ce qu’un roman ? Qu’est-ce qu’un sujet de roman ? Telle est la question que, dans son autobiographie, Maurice Roman pose avec force… Une vie banale dans un univers banal, aucun exotisme, aucune intrigue policière, une vie racontée au plus ras de la terre : « J’ai commencé à lire les années 1920-1930. Cette exploration-lecture est passionnante. Outre qu’elle concerne directement ma venue au monde, elle est pour moi, en grande partie une zone d’ombre et de mystère. » Les perceptions qui font la vie sont... [Lire la suite]
24 mars 2013

roman d'une autobiographie

Maurice Roman a une curieuse façon de construire ses récits. tantôt il reste dans la chronologie stricte et, s’engluant dans le souvenir, nous rapporte l’un après l’autre quelques uns des événements qui ont marqué son enfance ou sa vie ; tantôt il écrit de longues digressions sur l’écriture : « plus j’écris, plus je sens en moi un désir d’écriture autre mais je ne parviens pas à bien définir ce que pourrait être cet autre. Je sens un vrai manque d’adéquation entre mon désir et mes productions. Changer… mais comment,... [Lire la suite]
17 octobre 2012

Découvrir le monde

«Je m’ouvrais au monde mais ce monde visible était alors si peu de choses. Au-dessus de ce que j’appris plus tard être mon berceau, un plafond de planches mal jointes d’où, parfois, tombait un peu de poussière et deux êtres, par alternances, qui me devinrent peu à peu familiers. Plus exactement peu à peu émergea du brouillard où je me trouvais une surface vaguement grise, presque uniforme avec de ci de là des tâches plus brunes et des rayures noires mais je ne savais alors ni ce qu’était un plafond, ni ce qu’étaient des planches ni... [Lire la suite]